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Hormones & cycle 2 min de lecture

SOPK : symptômes, causes et diagnostic (désormais SMOP)

Le SOPK — renommé SMOP (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien) depuis mai 2026 — est un trouble hormonal fréquent, touchant 10 à 13 % des femmes en âge de procréer, associant cycles irréguliers, excès d’androgènes (acné, pilosité) et souvent une résistance à l’insuline. Le diagnostic repose sur un ensemble de critères cliniques et biologiques, pas sur un seul examen isolé.

Texture macro de cellules densément groupées évoquant l’aspect ovarien polykystique

Le SOPK est le trouble hormonal le plus fréquent chez la femme en âge de procréer, et l’un des plus souvent manqués — l’OMS estime que jusqu’à 70 % des femmes concernées ne sont pas diagnostiquées. Une partie de l’explication tient au nom lui-même : il désigne les ovaires, alors que le syndrome les dépasse largement.

SOPK, SMOP : de quoi parle-t-on

Le syndrome touche 10 à 13 % des femmes en âge de procréer. Depuis le 12 mai 2026, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) a été officiellement renommé SMOP (syndrome métabolique ovarien polyendocrinien), à l’issue d’un consensus international publié dans The Lancet. Le nom change pour mieux refléter la réalité du syndrome — qui dépasse largement les ovaires — mais les critères diagnostiques et la prise en charge restent identiques. Les deux termes coexistent pendant une période de transition prévue jusqu’en 2028.

Les symptômes les plus fréquents

Cycles irréguliers ou absence d’ovulation régulière. Acné hormonale, souvent sur le bas du visage. Pilosité accrue (visage, torse) liée à un excès d’androgènes. Prise de poids ou difficulté à en perdre, en lien avec une résistance à l’insuline fréquemment associée. Chute de cheveux de type masculin dans certains cas. L’intensité et la combinaison de ces signes varient énormément d’une femme à l’autre — certaines n’ont que très peu de symptômes visibles.

Comment le diagnostic est posé

Le diagnostic repose sur la présence d’au moins deux critères parmi trois (critères de Rotterdam, toujours en vigueur) : cycles irréguliers ou absence d’ovulation, signes cliniques ou biologiques d’excès d’androgènes, et aspect ovarien polykystique. Depuis 2023, la recommandation internationale permet d’établir ce troisième critère par un marqueur sanguin, l’hormone anti-müllérienne (AMH), en alternative à l’échographie chez l’adulte — l’un ou l’autre, jamais les deux, pour éviter le surdiagnostic. Et il ne suffit jamais seul : de nombreuses femmes diagnostiquées ne l’ont pas, ce qui explique en partie pourquoi le terme « polykystique » était trompeur et a motivé le changement de nom.

Ce que le SMOP implique au-delà du cycle

La résistance à l’insuline est souvent déjà présente plutôt qu’elle n’apparaît plus tard, et le SMOP s’accompagne d’un risque accru de diabète de type 2 à plus long terme. C’est pourquoi la recommandation internationale demande d’évaluer le statut glycémique dès le diagnostic, et pourquoi le suivi doit dépasser la seule dimension gynécologique — précisément ce que le nouveau nom cherche à refléter : une approche qui prend en compte le métabolisme, pas seulement le cycle.

  • Ne vous fiez pas uniquement à une échographie pour écarter ou confirmer un SMOP (ex-SOPK) — ce n’est qu’un critère parmi trois.
  • Notez l’évolution de vos cycles, de votre peau et de votre pilosité sur plusieurs mois avant une consultation.
  • Si un SMOP est diagnostiqué, pensez à demander un suivi qui intègre la dimension métabolique, pas seulement le cycle.
  • Ne vous inquiétez pas si vous voyez encore le terme SOPK sur des documents médicaux — c’est la même réalité clinique pendant la période de transition.

Relu par le comité médical OVEA

Questions fréquentes

Le SOPK et le SMOP sont-ils la même chose ?

Oui, exactement — le SMOP est le nouveau nom officiel du SOPK depuis mai 2026, sans changement des critères diagnostiques ni de la prise en charge.

Peut-on avoir un SMOP sans kystes visibles à l’échographie ?

Oui, c’est même fréquent — l’aspect ovarien n’est qu’un critère parmi trois, il peut désormais être établi par un dosage d’AMH plutôt que par une échographie chez l’adulte, et de nombreuses femmes diagnostiquées ne l’ont pas.

Le SMOP empêche-t-il de tomber enceinte ?

Il rend l’ovulation plus irrégulière ou moins fréquente, mais n’empêche pas systématiquement une grossesse naturelle ; un accompagnement peut aider si besoin.

Quelle est la prévalence du SOPK/SMOP chez les femmes ?

Il touche 10 à 13 % des femmes en âge de procréer, ce qui en fait le trouble hormonal le plus fréquent dans cette population — et l’OMS estime que jusqu’à 70 % des cas ne sont pas diagnostiqués.

Pourquoi le SMOP concerne-t-il l’insuline ?

Une résistance à l’insuline y est fréquemment associée, ce qui explique la difficulté à gérer le poids et justifie un suivi métabolique.

Sources et méthode

Cet article a été écrit à partir de recommandations et de publications médicales de référence, puis relu par le comité médical OVEA.

  1. Teede HJ, Piltonen T, Dokras A, et al. Polyendocrine metabolic ovarian syndrome, the new name for polycystic ovary syndrome: a multistep global consensus process. The Lancet 2026;407(10545):2329–39. DOI: 10.1016/S0140-6736(26)00717-8
  2. Teede HJ, Tay CT, Laven JJE, et al. Recommendations from the 2023 International Evidence-based Guideline for the Assessment and Management of Polycystic Ovary Syndrome. J Clin Endocrinol Metab 2023.
  3. Organisation mondiale de la santé. Syndrome des ovaires polykystiques — aide-mémoire (2026).
  4. Inserm. Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) / Syndrome métabolique ovarien polyendocrinien (SMOP) — dossier d’information (2026).
  5. Assurance Maladie. Symptômes, diagnostic et évolution du syndrome des ovaires polykystiques. Ameli.fr (2026).

Note santé

Ce contenu est pédagogique et ne remplace ni un diagnostic, ni un traitement, ni une consultation avec un professionnel de santé. Si des symptômes persistent ou vous inquiètent, consultez un médecin.

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